Dossier – Iran : L’avenir incertain d’une république aux relents ultra-conservateurs

mai 12, 2009 par ninachauvet

A l’international, les yeux se tournent de plus en plus vers l’Iran, qui éliera, le 12 juin, un nouveau Président. Alors que la politique et les discours de Mahmoud Ahmadinejad ont provoqué la colère et l’inquiétude des pays occidentaux et d’Israël en particulier, l’élection présidentielle à venir concentre de nombreuses attentes. La radicalisation du régime sera-t-elle poursuivie ? Les installations nucléaires iraniennes mettent-elles en danger la sécurité d’Israël ? L’élection de Barack Obama aux Etats-Unis, dont les premières actions soulignent un changement de politique au Proche-orient, suffira-t-elle pour engager des négociations essentielles à la stabilisation de la paix dans la région ? La démocratie pourrait-elle, avec les candidats en présence, gagner du terrain ? L’économie, minée par une politique intégralement basée sur la ressource pétrolière et l’inflation, deviendra-t-elle une priorité nationale? A ces interrogations, les experts donnent, pour le moment, des réponses prudentes. Mais pour tous une réélection d’Ahmadinejad, encore très populaire en dehors de la capitale Téhéran, serait de mauvais augure.

A lire :

- Eclairage : Tout sauf Ahmadinejad

- Interview : « Le système politique iranien est anachronique »

Tout sauf Ahmadinejad

mai 12, 2009 par ninachauvet

Parmi les 475 candidats enregistrés pour l’élection présidentielle du 12 juin prochain, moins de dix devraient entrer dans la course après validation des autorités. Mais tous s’opposent farouchement au Président Ahmadinejad accusé d’avoir dégradé la situation économique du pays et isolé le pays sur la scène internationale. Pourtant, sa popularité reste importante dans les zones rurales et il a le soutien des grands du régime, le Guide de la révolution en tête. Lisez la suite de cette entrée »

Ahmad Salamatian : « Le système politique iranien est anachronique »

mai 12, 2009 par ninachauvet

Trois décennies après la révolution et l’instauration de la République islamique, quel pays est vraiment l’Iran ? Ahmad Salamatian, ancien secrétaire d’Etat aux affaires étrangères et député iranien (1), souligne la contradiction qui existe entre une forme de pouvoir devenue désuète et une population qui continue d’avancer. Lisez la suite de cette entrée »

« La République démocratique du Congo est en totale décomposition »

novembre 6, 2008 par ninachauvet
Carte des provinces de RDC

Carte des provinces de RDC

Un conflit silencieux s’opère en République démocratique du Congo (RDC) depuis plus de dix ans. Les multiples accords signés ne sont pas parvenus à enrayer les heurts que traverse le pays. A l’Est notamment, dans la province du Nord-Kivu, les rebelles soutenus par le Rwanda voisin, pillent les ressources minières et tentent de s’imposer. Face à cela, le pouvoir central comme l’ONU se sont montrés totalement impuissants et désorganisés, selon Philippe Hugon, directeur de recherche Afrique à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS). Lisez la suite de cette entrée »

Edito : Symbolique!

novembre 5, 2008 par ninachauvet

« Yes, we can ». Obama l’a scandé pendant toute sa campagne et il l’a fait. Un noir à la Maison Blanche. Le pari lancé aux Etats-Unis d’Amérique est rempli. Les inquiétudes ont pourtant persisté longtemps. On se rappelait que les électeurs avaient réélu Georges W. Bush malgré le chaos irakien. Et on craignait que le conservatisme bien pensant du pays n’empêche cette victoire. Mais les résultats donnent à Barack Obama une large avance.

On ne peut qu’applaudir. Pour le symbole avant tout. Car les idées politiques ne sont pas révolutionnaires. Dire qu’il y a encore quarante ans, la ségrégation empêchait les Noirs d’être assis à côté des Blancs. Difficile de ne pas citer le révérend Martin Luther King dans son fameux discours du 28 août 1963 : « Je fais le rêve qu’un jour juste là-bas en Alabama les petits garçons noirs et les petites filles noires puissent joindre leurs mains avec les petits garçons blancs et les petites filles blanches, comme frères et sœurs ». Avec l’élection d’Obama à la tête de la première puissance mondiale, ce rêve est en partie réalisée.

En partie seulement. Il ne faudrait pas voir dans cette victoire symbolique la fin de toutes les discriminations. Penser qu’aujourd’hui diversité et mixité sont acceptées et voulues par tous. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Aux Etats-Unis d’abord : la pauvreté touche 21 % des noirs, 16,5 % des hispaniques et 2 % seulement des blancs. Ce n’est pas anodin. En France, 61% des personnes noires disent avoir subi une situation de discrimination dans l’année passée. Se réjouir aujourd’hui 5 novembre, au lendemain d’une élection historique, est opportun. Mais il ne faudra pas oublier demain que le combat pour l’égalité continue.

Nina Chauvet